Reveil de bonne heure ce matin, pour prendre la direction de l'aeroport. Un peu dans le brouillard ce matin pour boucler les bagages, dont font parties diverses denrees dont nous aurons besoin. La preposee a l'enregistrement est consternee en voyant l'un de mes bagages: un barbecue a charbon a usage unique, assez original, mais bien pratique pour camper. Le barbecue ne plait guere au commandant de bord et devra donc rester au sol. Je rentre dans l'avion assez amuse par cette anicroche.
Nous quittons bien vite la ville d'Adelaide et aussitot le paysage deveint arride. Vu d'avion, la terre semble parfaitement lisse, ocre, orangee, striee par de longues pistes bien droites au milieu d'espaces vides gigantesques. Pas trace de vegetation, de montagnes, de riviere, ni meme la moindre ville pendant la quasi totalite du survol de l'australie. Paysage qui ressemble aux image d'une lointaine planete brulee par le soleil et erodee par les vents.
Au bout de 2h30 de vol, nous voyons enfin des taches vertes, des champs irrigues en forme de rond, des fleuves tortueux dont les meandres se recoupent sans cesse. Quelques villes, de petites forets, des collines... La foret s'epaissit a mesure que nous approchons de la cote. Les eaux cotieres semblent assez troubles vues d'avion, mais au large les archipels de la grande barriere de corail flottent sur une mer christaline. Nous atterrissons a Cairns, penetrons son air chaud et moite, et filons a notre auberge de jeunesse. Cette ville est un archetype de la ville cotiere: boutiques de luxe, boutiques de fanfreluches plus ou moins typiques, boutiques de croisieres vers la grande barriere, animations comerciales, une piscine publique en libre acces trone en bordure de plage car la plage, elle, sort des stereotypes. Elle est boueuse, engluee par une bonne epaisseur de sediments draines par les fleuves depuis l'epaisse Rainforest.
Nous cherchons notre operateur pour la sortie de demain: la grande barriere de corail, un des plus beaux sites de plongee du monde.
C'est remplis de ce sentiment d'attente que nous arrivons au bord de la piscine de l'auberge pour notre premiere baignade australienne... je sors mon carnet de voyage.
mercredi 19 septembre 2007
vendredi 14 septembre 2007
Info photos
A y est, y a tout plein de photos jolies et artistiques et tout et tout, tout cela pour egayer les zolis articles ecrits par le zoli zitoune (qui reste quand meme moins vif qu'un opossum...) alors que Mika et moi (Guilhem) avons un QI inférieur à celui d'une cabine téléphonique australienne...
Voila aussi une photo de skippy... parce que quand même on en a vu plein.
14/09/2007, Adéaïde - Adélaïde
La journée est enfin calme. Nous prenons un taxi jusqu'à Chinatown pour y faire quelques emplettes de souvenirs tous plus kitch les uns que les autres. Le Central Market regorge de produits d'excellente qualité et d'une grande diversité. Question diversité culinaire, la palme revient toutefois aux nombreux stands asiatiques dont les odeurs se mélange dans la hall du Food Plaza. Après nos quelques emplettes nous nous baladons sur l'avenue principale où se trouvent les principaux monuments de Adélaïde. Nous traversons la ceinture de parcs du centre ville pour retourner chez Agnes, d'où je vous écris ces quelques lignes.
Ce soir nous faisons la fête avec Agnes, Fabrice, les colocataires, les amis, des uns et des autres. Que la fête commence !
Ce soir nous faisons la fête avec Agnes, Fabrice, les colocataires, les amis, des uns et des autres. Que la fête commence !
13/09/2007, Parachilna - Adélaïde
Le matin est difficile: mal dormi, pleins de sable, nous émergeons en même temps que les hordes de petites mouches. Nous croisons le chemin d'un français qui vit à Melbourne et a décidé, sur un coup de tête, de rallier Darwin à Melbourne en vélo: plus de 2 500 km de pistes au milieu de l'immensité déserte d'Australie. Il en a fait la majeure partie. Nous lui souhaitons bonne route et reprenons la direction du Sud.
Nous cherchons en vain les villages fantômes qui existent encore ici. Il s'agit de village qui furent battis par les anciens combattants d'Australie à qui le gouvernement avait offert des terrains dans une région bien trop pauvre pour faire pousser quoi que ce soit. Les villages ont été bâtis et sont désormais tout à fait vides, alimentant de nombreuses légendes sur les étranges lumières et les gens bizarres qui vivent là bas...
Nous rentrons sur Adélaïde suffisamment tôt pour me permettre de rédiger quelques carnets, prendre une douche (nous sommes maculés de poussière rouge), et sortir en ville pour y retrouver Fabrice, un ami qui vivait en Guyane en même temps que moi et qui vit à Adélaïde depuis deux ans. Nous le retrouvons dans un bar très fréquenté par les étudiants, dont l'ambiance est survoltée. Nous ne faisons toutefois pas de vieux os, car la fatigue nous guète.
Nous cherchons en vain les villages fantômes qui existent encore ici. Il s'agit de village qui furent battis par les anciens combattants d'Australie à qui le gouvernement avait offert des terrains dans une région bien trop pauvre pour faire pousser quoi que ce soit. Les villages ont été bâtis et sont désormais tout à fait vides, alimentant de nombreuses légendes sur les étranges lumières et les gens bizarres qui vivent là bas...
Nous rentrons sur Adélaïde suffisamment tôt pour me permettre de rédiger quelques carnets, prendre une douche (nous sommes maculés de poussière rouge), et sortir en ville pour y retrouver Fabrice, un ami qui vivait en Guyane en même temps que moi et qui vit à Adélaïde depuis deux ans. Nous le retrouvons dans un bar très fréquenté par les étudiants, dont l'ambiance est survoltée. Nous ne faisons toutefois pas de vieux os, car la fatigue nous guète.
12/09/2007, Arkaroo Rock - Parachilna
Au petit matin nous montons au long de la colline pour aller voir le site aborigène. Les peintures couvrent d'intérieur d'un étrange rocher sur le flanc de la colline. Les aborigènes suivaient, au fil de leur « itinérance », les signes que la nature leur montrait, considérant que elle, et elle seule, était leur destinée, ce "grand tout" dont chaque chose n'est qu'un petit élément, eux même n'étant qu'une part d'elle. Rien d'étonnant que ce soit ce site, majestueux et mystique, où ils viennent chaque année inscrire les signes qui symbolisent les événements majeurs de leur vie.
Nous redescendons vers notre voiture. La chaleur commence à se faire sentir, la sècheresse également. Nous roulons jusqu'à Wilpena, un site géologique étonnant. Un grand plateau quasiment circulaire surplombe la grande plaine et encercle un îlot de verdure. Nous y faisons un petite promenade jusqu'au promontoire rocheux où nous pouvons admirer ce paysage immense. La vallée se compose de grands eucalyptus tortueux au tronc souvent creusé par le temps. Nous croisons un étrange lézard, épais, aux écailles grossières et qui ne possède pas de queue.
Notre route (où plutôt notre piste car nous roulons depuis longtemps déjà sur des pistes où nous ne croisons que rarement d'autres voitures), notre piste donc, se faufile dans un décor à la fois austère et grandiose. La piste zigzague entre les collines, peuplées d'émeus, de kangourous et d'horribles hordes de petites mouches insupportables qui viennent se coller à votre visage dés que vous mettez le nez dehors.
La piste, brusquement, sort des collines pour entrer dans l'immense plaine vide qui s'étend semble t'il sur des centaines de kilomètres. Au bout de cette piste au centre d'un gigantesque rien, nous arrivons sur une route et la ville de Parachilna, minuscule bourg tout à fait irréel: une auberge, deux ou trois baraques, une ancienne école déserte, un camping minimaliste, une interminable ligne de chemin de fer qui traverse la plaine. Du vide, de l'espace, du rien, et l'auberge, endroit superbe où le gérant, qui ne manque ni de goût ni du sens du commerce, fait à la fois restaurant, hôtel, camping, poste, office du tourisme, épicerie, etc. Nous somme charmés par cet endroit déconnecté du monde, vivant au rythme du train de marchandise qui traverse périodiquement la plaine et qui mesure 3,5 km de long. Nous craquons pour le menu "gibier" du restaurant: saucisson de chameau, terrine d'émeu, et steak de kangourou !
La nuit qui suit est peu reposante à cause du grand vent qui bat la plaine et secoue nos tentes en tout sens.
Nous redescendons vers notre voiture. La chaleur commence à se faire sentir, la sècheresse également. Nous roulons jusqu'à Wilpena, un site géologique étonnant. Un grand plateau quasiment circulaire surplombe la grande plaine et encercle un îlot de verdure. Nous y faisons un petite promenade jusqu'au promontoire rocheux où nous pouvons admirer ce paysage immense. La vallée se compose de grands eucalyptus tortueux au tronc souvent creusé par le temps. Nous croisons un étrange lézard, épais, aux écailles grossières et qui ne possède pas de queue.
Notre route (où plutôt notre piste car nous roulons depuis longtemps déjà sur des pistes où nous ne croisons que rarement d'autres voitures), notre piste donc, se faufile dans un décor à la fois austère et grandiose. La piste zigzague entre les collines, peuplées d'émeus, de kangourous et d'horribles hordes de petites mouches insupportables qui viennent se coller à votre visage dés que vous mettez le nez dehors.
La piste, brusquement, sort des collines pour entrer dans l'immense plaine vide qui s'étend semble t'il sur des centaines de kilomètres. Au bout de cette piste au centre d'un gigantesque rien, nous arrivons sur une route et la ville de Parachilna, minuscule bourg tout à fait irréel: une auberge, deux ou trois baraques, une ancienne école déserte, un camping minimaliste, une interminable ligne de chemin de fer qui traverse la plaine. Du vide, de l'espace, du rien, et l'auberge, endroit superbe où le gérant, qui ne manque ni de goût ni du sens du commerce, fait à la fois restaurant, hôtel, camping, poste, office du tourisme, épicerie, etc. Nous somme charmés par cet endroit déconnecté du monde, vivant au rythme du train de marchandise qui traverse périodiquement la plaine et qui mesure 3,5 km de long. Nous craquons pour le menu "gibier" du restaurant: saucisson de chameau, terrine d'émeu, et steak de kangourou !
La nuit qui suit est peu reposante à cause du grand vent qui bat la plaine et secoue nos tentes en tout sens.
11/09/2007, Adélaide - Arkaroo Rock
Nous nous rendons tout d'abord dans la banlieue d'Adélaide pour rendre le camping car. Nous poursuivons notre périple avec les grosse voiture de Agnes (une Ford break, 6 places, bien chargée avec tout nos bagages). Nous roulons plein Nord vers les Flinders Range National Park, une région typique d'Australie. Le décors se modifie: nous sortons d'Adélaide, les plaines immenses de culture puis d'élevage sont verdies par les récentes précipitations.
La végétation se fait de plus en plus éparse et nous approchons de collines dans lesquelles nous pénétrons par une route qui serpente dans un univers devenant rocailleux, rappelant les western spaghetti à la sauce du bush. Des touffes de végétation jaunies, des parcelles d'herbe rabougrie cerclées par d'interminables clôtures, où paissent des moutons désormais maigres. Nous entrons dans des villes de plus en plus petites et de plus en plus éloignées les unes des autres. Nous mangeons un sandwich dans une ville dont l'unique rue centrale abrite un magasin, un minuscule musée et une aire de barbecue.
Les routes semblent infinies, les voitures rares. Pour s'aventurer dans les Flinders Range, nous avons une voiture qui peut rouler sur la piste, un jerrican d'essence, 20 litres d'eau, de la nourriture, le nécessaire pour se débrouiller dans ces contrées désertiques. Les paysages sont maintenant grandioses, une plaine rouge, quelques arbres chétifs, des émeus sauvages (autruche australienne) parfois des troupeaux de kangourous qui s'enfuient à notre passage, dans le fond, des falaises majestueuses de roche blanche et rouge, érodée par les millénaires. Nous sommes dans des territoires de plusieurs ethnies aborigènes. Nous campons à côté d'une balade vers des peintures aborigènes, au pied d'une magnifique colline. Nos tentes sont aux milieu du bush désertique.
Le ciel étoilé est d'une formidable clarté. Le silence majestueux du bush est troublé par le crépitement du petit feu que nous avons allumé. Nous dormons avec la tête dans la voie lactée étincelante du désert.
La végétation se fait de plus en plus éparse et nous approchons de collines dans lesquelles nous pénétrons par une route qui serpente dans un univers devenant rocailleux, rappelant les western spaghetti à la sauce du bush. Des touffes de végétation jaunies, des parcelles d'herbe rabougrie cerclées par d'interminables clôtures, où paissent des moutons désormais maigres. Nous entrons dans des villes de plus en plus petites et de plus en plus éloignées les unes des autres. Nous mangeons un sandwich dans une ville dont l'unique rue centrale abrite un magasin, un minuscule musée et une aire de barbecue.
Les routes semblent infinies, les voitures rares. Pour s'aventurer dans les Flinders Range, nous avons une voiture qui peut rouler sur la piste, un jerrican d'essence, 20 litres d'eau, de la nourriture, le nécessaire pour se débrouiller dans ces contrées désertiques. Les paysages sont maintenant grandioses, une plaine rouge, quelques arbres chétifs, des émeus sauvages (autruche australienne) parfois des troupeaux de kangourous qui s'enfuient à notre passage, dans le fond, des falaises majestueuses de roche blanche et rouge, érodée par les millénaires. Nous sommes dans des territoires de plusieurs ethnies aborigènes. Nous campons à côté d'une balade vers des peintures aborigènes, au pied d'une magnifique colline. Nos tentes sont aux milieu du bush désertique.
Le ciel étoilé est d'une formidable clarté. Le silence majestueux du bush est troublé par le crépitement du petit feu que nous avons allumé. Nous dormons avec la tête dans la voie lactée étincelante du désert.
10/09/2007, Kingscote - Adélaide
Au lever du jour, je vais me balader sur la plage où je trouve des cadavres de poissons, os de seiche, cormorans échoués et même un cadavre de pingouin, qui me rappelle que la protection des espèces animales est un combat loin d'être gagné même sur un continent déjà bien engagé dans cette démarche.
Le soleil est doux, l'air est frais, cette petite balade m'enchante. Nous reprenons la route puis de ferry en direction du continent. Nous devons rouler bon train pour arriver à Adélaide. Sur le bord du ferry deux phoques jouent dans l'eau en semblant nous faire des signe d'au revoir avec leurs nageoires, alors que le ferry s'éloigne de Kangaroo Island.
Aprés avoir traversé de grands vignobles (les vins australiens allient une grande diversité et une qualité surprenante), nous traversons la gigantesque banlieue de Adélaide. Les ville en Australie sont peu limitée par l'espace. Aussi elle s'étendent sur des kilomètres (environ 80 km pour Adélaide) de route perpendiculaires entre elles et bien rectilignes...
A notre arrivée, il est l'heure de faire des lessives, ranger les bagages, rencontrer les colocataires de Agnes, et se coucher tôt, car demain nous redémarrons déjà !
Le soleil est doux, l'air est frais, cette petite balade m'enchante. Nous reprenons la route puis de ferry en direction du continent. Nous devons rouler bon train pour arriver à Adélaide. Sur le bord du ferry deux phoques jouent dans l'eau en semblant nous faire des signe d'au revoir avec leurs nageoires, alors que le ferry s'éloigne de Kangaroo Island.
Aprés avoir traversé de grands vignobles (les vins australiens allient une grande diversité et une qualité surprenante), nous traversons la gigantesque banlieue de Adélaide. Les ville en Australie sont peu limitée par l'espace. Aussi elle s'étendent sur des kilomètres (environ 80 km pour Adélaide) de route perpendiculaires entre elles et bien rectilignes...
A notre arrivée, il est l'heure de faire des lessives, ranger les bagages, rencontrer les colocataires de Agnes, et se coucher tôt, car demain nous redémarrons déjà !
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